Le domain hack, vous connaissez? Rassurez-vous, il ne s’agit nullement de piratage de site web, bien que cette expression vous rappelle les hackers! 

Le terme “hacking”, ici, ne renvoie pas au domaine du piratage. Il y a un autre domaine qui s’appelle le “life hacking” et c’est une expression que nos amis les anglophones utilisent pour désigner ce que nous pourrions appeler l’ensemble des astuces qu’on utilise pour rendre la vie plus facile.

Toujours pas de rapport? Si… le domain hack consiste en effet en l’utilisation d’astuces créatives pour confectionner des noms de domaines qui sonnent bien et dont la graphie est attractive.

Le domain hack, c’est quoi?

On l’appelle aussi le domain hacking ou encore domain name hacking. Il s’agit d’un ensemble d’astuces qui nous aident à obtenir des résultats intéressants en ce qui concerne la création de nouveaux noms de domaines. L’adresse : http://bir.ds/ (dont le .ds ne renvoie ici à aucun pays, juste un exemple!) suggère le mot “birds” (oiseaux en français).

Matthew Doucette, co-fondateur de Xona Games, a inventé le terme « domain hack » en 2004 pour désigner un « nom de domaine non conventionnel qui utilise des parties autres que le SLD (domaine de deuxième niveau) et le domaine de troisième niveau (www) pour créer le titre du nom de domaine ».

Voyons voir ce que dit WikiPedia à propos du domain hack.

Le domain hack : utile quand le .com se fait rare!

De nos jours, il devient de plus en plus difficile de trouver un bon nom de domaine en .com, toujours disponible. Pratiquement, tous les noms de domaines contenant moins de 5 lettres sont déjà réservés, réellement utilisés ou garés.

Nous savons tous aussi que l’extension .com est la plus prisée par tous les propriétaires de sites web car c’est effectivement la plus populaire.

Que faire alors quand on ne tombe pas sur le nom de domaine en .com qu’on souhaitait tant?

Une chose est sûre : ce n’est pas (encore) la fin du monde. Et il existe bien des méthodes pour des alternatives viables, dont le domain hack fait partie.

Ainsi, si cinema.com, ultima.com, drama.com, … sont déjà pris, de petits génies ont pu quand même trouver, respectivement : cine.ma, ulti.ma et dra.ma ! Vous n’avez encore rien remarqué?

Le .ma, qui est un ccTLD (Nom de domaine Code de Pays), renvoie normalement au Maroc. Mais, dans l’absolu, rien n’empêche personne de l’utiliser pour composer un mot qui finit en “ma”. La liste est assez longue, nous vous l’affirmons.

Exemples célèbres de domain hack

Selon WikiPedia, le premier nom de site web résultant de la technique du domain hack serait inter.net, enregistré le 23 novembre 1992. Le .net, étant une extension de domaine générique (dTLD), offre un choix assez limité en termes de création de mots. Les ccTLD, ou encore nom de domaine géolocalisés offrent désormais plus de possibilités de concaténation de mots.

Domain hack via des ccTLD (domaines de pays)

C’est ainsi que plusieurs extensions de domaines de pays ont été “détournées” pour composer des noms de domaines plus courts et plus attractifs. En voici une liste non exhaustive :

  • LinkedIn : LNKD.IN (le domaine de code pays de l’Inde)
  • Playstation : PLAY.ST (domaine de São Tomé et Príncipe)
  • Xbox Live : XBX.LV (domaine de la Lettonie)
  • Adidas : A.DID.AS (domaine American Somoa)
  • Spotify : SPOTI.FI (domaine de la Finlande)
  • Google : GOO.GL (domaine du Groenland)
  • Youtube : YOUTU.BE (domaine de la Belgique)
  • Apple Itunes : ITUN.ES (domaine de l’Espagne)
  • National Public Radio : N.PR (domaine du Porto Rico)
  • Instagram : INSTAGR.AM (domaine de l’Arménie)
  • Bitly : BIT.LY (domaine de la Lybie)

La plupart de ces nouveaux noms de domaines issus du domain hack servent aux grandes marques pour leurs propres plateformes de raccourcissement de liens (Link Shorteners) : c’est très utile et plus pratique pour partager des liens courts sur les réseaux sociaux. 

D’autres ccTLD ont des graphies qui leur ont valu une grande notoriété car ils sont plutôt reliés à des thèmes spécifiques : 

  • Ainsi, l’extension .TV (domaine du Tuvalu) est utilisée à large échelle par les chaînes de télévision partout dans le monde.
  • Les extensions .DJ (domaine du Djibouti) et .CD (domaine de la République démocratique du Congo) sont plutôt orienté musique.
  • Les extensions .AM (Arménie) et .FM (Micronésie) sont associées au thème de la radio.

Pour les plus curieux d’entre vous, nous avons repéré une liste alphabétique d’adresses web issues de domain hack.

Note Spéciale à propos de l’extension .IO :

Dernièrement, la plupart des sites d’applications en ligne (Saas), de certains jeux vidéo ou encore des startups informatiques ont adopté, à très large échelle, l’extension .IO (domaine du territoire britannique de l’Océan Indien). La raison en est que la graphie IO rappelle celle de l’abréviation de input/output (I/O) connue parmi les développeurs informatiques.

Domain Hack gLTD

Domain hack via des gTLD (nouveaux noms de domaines génériques)

En plus des extensions de noms de domaines génériques et les extensions relatives aux différents pays de la planète, nous retrouvons une toute nouvelle catégories d’extensions : les nTLD (New Top Level Domains).

Plus spécifiques, ces extensions permettent d’obtenir des noms de domaines assez ingénieux et souvent attirants. La liste est très longue mais nous évoquons ces quelques exemples :

  • .tech
  • .space
  • .actor
  • .yoga
  • .art
  • .app
  • .love
  • .shop
  • .baby
  • .coffee
  • .tennis
  • .pizza
  • .toys
  • .photography

Vous constatez que, moyennant un exercice créatif, vous pourriez bien obtenir de jolies adresses pour vos futurs sites web. Allez, essayons ensemble :

  • TheOuter.space
  • Iaman.actor
  • 7eme.art
  • Whats.app
  • Hot.pizza
  • Ilove.photography

Ces extensions étant peu conventionnelles, il faudra quand même faire des efforts pour les faire connaître via la publicité.

Si vous êtes intéressé(e) par la création de noms de domaines à base de combinaisons d’extensions diverses, nous avons trouvé pour vous ce service en ligne : https://domainr.com/ 

Critiques à propos du domain hack

Selon certaines personnes, l’utilisation du domain hack pourrait affaiblir l’utilité des TLD de code pays. Avec cette technique créative, il devient plus difficile de juger du pays d’origine d’un site web en se contentant de regarder le TLD. 

La décomposition d’un nom de domaine en sous-domaines et/ou en noms de chemin d’accès à l’URL rend le plus souvent le nom de domaine réel insignifiant et va à l’encontre des bonnes conventions d’appellation.

Par ailleurs, certaines adresses issues du domain hack sont difficiles à mémoriser tant que vous ne vous êtes pas familiarisé avec elles, comme par exemple del.icio.us. Une faute de frappe courante consiste à taper les points au mauvais endroit. (Pour info : afin de contrer cela, del.icio.us a également enregistré les noms de domaine www.delicious.com et delicio.us qui renvoient à leur site).

Que recommande NindoHost à propos du domain hack ?

Eh bien, nous ne sommes jamais contre un peu de créativité.